XVI – UNE LITTERATURE DE L’ESPACE ET DE LA VILLE – 4) «La forme d’une ville» de Julien Gracq

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XVI – UNE LITTÉRATURE DE L’ESPACE ET DE LA VILLE – 2) « Le paysan de Paris » de Louis Aragon

imagesPassage de l’Opéra – Photo Hendrike / Wikimedia Commons

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Parc des Buttes Chaumont : Le belvédère. Photo Patrick Giraud / Wikimedia Commons

                                                   Le paysan de Paris de Louis Aragon

Nous faire découvrir Paris avec les yeux d’un paysan, tel est le propos de ce double récit de Louis Aragon. Après le symbolisme d’Ulysse, le réalisme de Berlin Alexanderplatz et de Manhattan transfer, plongée dans le surréalisme du Paysan de Paris. Aragon nous prévient dès sa préface : c’est à une mythologie moderne qu’il nous introduit à travers le passage de l’Opéra et le parc des Buttes-Chaumont. Mythologie où imagination et réalité, raison et sensualité, erreur et vérité, ombre et lumière se confrontent dans une évidence qui défie Descartes : « A toute erreur des sens correspondent d’étranges fleurs de la raison. » C’est ce qu’une simple promenade dans la ville, toute en faux-semblants, nous prouve, une fois débarrassés de nos préjugés ; ce qu’illustre Le paysan de Paris, magnétisé par deux pôles de la capitale : le passage de l’Opéra et sa société interlope, d’une part, le parc des Buttes-Chaumont, simulacre de nature sauvage, d’autre part. Lieux tous deux de la nostalgie : d’un passé historique voué à la démolition et à l’oubli pour le premier, d’un paradis perdu pour le second. Lieux décrits avec minutie, un rare souci d’exactitude et de sens de l’orientation qui rappelle Instantanés d’Alain Robbe-Grillet. Réalisme descriptif qui sitôt rendu se mue en onirisme. Sans doute n’y avait-il pas de meilleur moyen de démontrer que le surréel s’enracinait bien dans le réel.

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XVI – UNE LITTERATURE DE L’ESPACE ET DE LA VILLE : 1) « Manhattan Transfer » de John Dos Passos

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Manhattan, Empire State Building  – 1932 / Photo Samuel Gottscho / Wikimedia Commons

Manhattan Transfer, du nom de la station du métropolitain où s’opérait le transfert des voyageurs d’un train à l’autre entre l’île de Manhattan et le continent en raison des écartements différents de rails. Manhattan transfer symbolise ainsi à la fois une limite et l’échange avec le reste de la ville de New-York.

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XVI– UNE LITTÉRATURE DE L’ESPACE ET DE LA VILLE : Un quadriptyque de villes-capitales : New-York – Dublin – Berlin – Paris

C’est à un quadriptique de l’entre-deux guerres qu’il faut se reporter pour saisir dans toute leur ampleur les mutations parallèles de la ville et de la littérature ayant en grande partie leur origine dans la première de ces deux guerres. Mutations qui, peut-être, anticipaient la seconde dans ce qu’elle révélait d’accomplissement horrifique. Il s’agit d’Ulysse (1921) de James Joyce, Manhattan Transfer (1925) de  John Dos Passos, Le paysan de Paris de Louis Aragon (1926) et Berlin Alexanderplatz (1929) d’Alfred Döblin. Outre Paris, découverte par un œil neuf, celui du paysan, les trois autres villes capitales, Dublin, New-York[1], Berlin, sont sillonnées, par leur héros respectif ou plutôt leur anti-héros : Leopold Bloom, Ellen Thatcher, Franz Biberkopf. Tous errants entre attirance et rejet de la grande ville, indissociable de ses séductions comme de ses turpitudes[2], avec, dans ces quatre œuvres, une constante propre à notre culture occidentale, à savoir l’importance prise, en contrepoint de l’agitation ou de l’enfer des villes, par le bistrot, le pub ou la taverne, ultimes refuges après l’immersion ou la Chute, lieux de rencontre et, l’alcool aidant, de dispute au  double sens, scolastique et commun, du terme.

Ecrits entre les deux-guerres, deux de ces récits se situent avant la première, du moins son terme : Ulysse et Manhattan Transfer ; deux après : Berlin Alexanderplatz et Le paysan de Paris.

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XV – UNE PHENOMENOLOGIE DE LA VILLE : la poétique de l’espace et le corps de la ville – 2) Richard Sennett, l’auteur de « La chair et la pierre »

La Cité idéale à Urbino, attribution incertaine : Piero della Francesca, Francesco di Giogio Martini ou Luciano Laurana (Quattrocento) – Photo : Wikipédia, l’encyclopédie libre

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