ACTUALITE 3 : Charlie et les banlieues
ACTUALITE 2 : Nous sommes Charlie
XIX – LA VILLE INTERPELLEE PAR LA MONDIALISATION : 7) De la « City of Quartz » à la décomposition urbaine en passant par un stade délirant du capitalisme immobilier avec Mike Davis
Meilleurs vœux chères lectrices, chers lecteurs.
En ces temps lourds de menaces, nous n’aurons jamais trop d’urbanité pour les affronter. Et si la nature, parcimonieuse, ne nous en a pas suffisamment pourvu, soyons bien sûr qu’il n’est jamais trop tard pour en compenser le manque.
7 janvier 2015 : remplace une vue de Dubaï prise du golfe Arabo-Persique.
ACTUALITE : L’affront fait à Saint-Etienne (suite)
Saint-Etienne : Place du Peuple, tour de la droguerie / Photo Wikipedia
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ADDENDUM à notre article, posté le 3 novembre dernier, ayant pour titre « Heurs et malheurs de la géographie »
XIX – LA VILLE INTERPELLEE PAR LA MONDIALISATION : 6) Ville mondiale ou ville globale/duale ? avec Saskia Sassen, Manuel Castells et Pierre Veltz
Malgré les effets de la mondialisation – ou à cause d’eux – des géographes anthropologues comme Michel Lussault et des sociologues mâtinés d’économistes et de politologues comme François Ascher ont amplement démontré que l’espace n’avait rien perdu, ni de son caractère contraignant ni des atouts qu’il recelait. Encore faut-il savoir les exploiter. C’est, entre autres, l’auteure de La ville globale qui a mis l’accent sur l’importance de la localisation des centres de direction du capitalisme mondial et insisté sur les enjeux de la proximité pour les services venant en appui de ces centres. La réorganisation de l’économie mondiale des trente dernières années n’a-t-elle pas eu pour conséquence, comme le note Sophie Body-Gendrot dans sa préface à La ville globale, l’ouvrage de Saskia Sassen, de donner « un rôle stratégique à quelques métropoles qui remettent le local au cœur du processus global ».
La « City » de Londres / Photo Mewiki / Wikimedia Commons
Lire la suite « XIX – LA VILLE INTERPELLEE PAR LA MONDIALISATION : 6) Ville mondiale ou ville globale/duale ? avec Saskia Sassen, Manuel Castells et Pierre Veltz »RETRO 3 : Heurs et malheurs de la géographie
Cartogramme de présentation du second tour des élections présidentielles de 2012 ( en rose les communes ayant voté majoritairement pour F. Hollande et en bleu pour N. Sarkozy)/ illustration Jérôme Plût / Wikimedia Commons.
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XIX – LA VILLE INTERPELLEE PAR LA MONDIALISATION — 5) De la métropolisation à la « métapolisation » selon François Ascher
RETOUR A VIRILIO : destin de l’espace dans la société postindustrielle
Lorsque la situation paraît bloquée, que la politique suivie patine, bégaye – comme la politique de la ville depuis quelques dizaines d’années – il peut être tentant de prendre des chemins de traverse dans l’espoir, qu’à un tournant, l’horizon se dégage suffisamment pour permettre de se poser et que, le scrutant, l’on finisse par discerner quelques voies déjà tracées par d’autres, mais non encore explorées. C’est à quoi, modestement tant le sujet recèle d’embuches, s’essaye le texte qui suit, inspiré de lectures plurielles à la croisée de la philosophie et des sciences humaines : rendre compte, d’une part, des impasses où nous conduisent nos tendances les plus spontanées, parce que conformes à nos intérêts immédiats, et des blocages auxquels les plus fécondes – qui sont aussi le plus souvent à contre-courant – au contraire se heurtent ; chercher, d’autre part, derrière les mots – « rénovation urbaine », « renouvellement urbain » par exemple − à les anticiper pour mieux les départager.
Dans un temps où, comme le relève dans Le Monde daté des 14 et 15 septembre Sylvia Zappi[1], la banlieue, après avoir espéré en un changement de cap se sent abandonnée, mettant ses derniers espoirs dans la création d’une coordination citoyenne dénommée « Pas sans nous », il est urgent de rechercher des pistes sur la base desquelles renouer le dialogue et redonner confiance. A trop désespérer du politique, la tentation du terrorisme gagne du terrain. C’est en misant sur les capacités d’adaptation de l’homme et en prenant en compte ses aspirations, et non en manipulant, que l’on pourra espérer refonder la société en ses territoires sur un principe de solidarité, incontournable si on veut réintégrer les périphéries ou, selon le beau titre du blog de Sylvia Zappi, remettre « la banlieue au centre » : moins la recentrer géographiquement que politiquement pour combler le vide politique propice au développement des phantasmes extrêmes. Mais il serait encore nécessaire de créer les conditions favorables à l’émergence de collectifs comme « Pas sans nous » à même de « repolitiser » les problèmes, les situer au bon niveau : celui où ils sont susceptibles de trouver des solutions ; de consentir les moyens financiers et organisationnels à la hauteur des besoins ; de se donner, enfin, plus de souplesse en s’efforçant d’alléger la réglementation et simplifier les procédures (le social est d’autant plus verrouillé par les règlements que l’économie est plus dérégulée). Ce sont les cadres trop rigides de l’action qu’il faut desserrer pour libérer les initiatives à même de surmonter les clivages idéologiques, sociaux et politiques.
Puisse cela ne pas être en vain, être suivi d’effets, tant les fractures territoriales menacent la cohésion sociale.
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[1] Article titré : En Banlieue, la colère contre la « trahison » de Hollande.







