
Implications philosophique (réalisme et transcendance), sociale (nature du vivre-ensemble) et politique (démocratie et socialisme)
To be or not to be… ! Est-ce vraiment la question fondamentale, alors même qu’on se déchire pour conforter son identité ou, au contraire, marquer sa différence, que l’on achoppe sur la question de savoir comment l’un originaire a pu se démultiplier et comment le multiple aujourd’hui peut s’unifier, ce qui interroge le devenir ? Comment au cœur de cette multiplicité peut-on reconnaître l’Autre sans se renier ? Et la rencontre avec cet Autre peut-elle se passer d’un intermédiaire, de la médiation de ce tiers qui est au fondement de la Trinité et que la logique a trop rapidement exclu, laissant la place à la mystique, sans en mesurer les risques ? Questions d’ordre idéologique, mais qui rejoignent la politique, si tant est, comme y insistait Hannah Arendt, que la multiplicité soit au cœur du concept de démocratie, laquelle, spécifiquement depuis que nous avons changé de millénaire, fait eau de toutes parts (crise de la représentation politique et ses corolaires : manifestations de rues affectant les libertés publiques, attraction des régimes illibéraux), quand elle n’est pas attaquée de l’extérieur dans l’indifférence des uns et l’angoisse des autres.
D’où l’intérêt de remonter à l’antiquité et au Moyen Âge pour assister à la jonction du mysticisme et du rationalisme de la philosophie via le dogmatisme théologique . Et ce, avant que la politique ne vienne contaminer la problématique de l’Être aux XIXe et XXe siècles. (Est-il besoin de préciser que par ces rappels nous ne prétendons aucunement à l’exhaustivité et que les conclusions que nous en tirons, toutes personnelles qu’elles soient, ne sont à prendre que pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire celles d’un dilettante « éclairé » ?)
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