Pourquoi une psychosociologie ou psychologie sociale de l’espace, alors même que l’espace urbain ne semble pas pouvoir être mieux appréhendé qu’au niveau global de la ville ? Parce qu’avec l’urbanisation effrénée de l’époque industrielle et postindustrielle, les frontières de la ville se sont effacées et que nous en sommes réduit à chercher, à voir, à comprendre et à expliquer ce qui se passe à l’intérieur de l’urbain, autrement dit au niveau infra-urbain des interactions sociales. Alex Mucchielli marque bien, à cet égard, les différences entre les trois disciplines voisines que sont la psychologie, la psychosociologie et la sociologie : « Alors que la psychologie cherche à expliquer ou comprendre les phénomènes intérieurs au psychisme individuel qui orientent les conduites de l’individu, la psychologie sociale cherche à expliquer ou comprendre les phénomènes sociaux qui orientent les conduites. Alors que la sociologie cherche à expliquer ou comprendre les phénomènes collectifs en eux-mêmes, en les rapportant à des phénomènes eux-mêmes collectifs, la psychologie sociale explicite les processus qui ramènent l’individuel au collectif et le collectif à l’individuel[1]. » Science des interactions entre individus et phénomènes collectifs elle « étudie toutes les médiations interindividuelles. »
XIII – UNE PSYCHOSOCIOLOGIE DE L’ESPACE – 1) La proxémique d’Edward T. Hall (1966)
Québec, rue piétonne – Photo Christophe Finot / Wikimedia Commons
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