POST-BLOG 2 : La ville et ses déchets

Chères lectrices, chers lecteurs

J’avais annoncé la clôture de ce blog consacré à la littérature de la ville. Quelques-uns d’entre vous m’ayant demandé d’en prolonger la publication, qu’on ne peut normalement plus visualiser après avoir laissé deux mois sans publier, j’ai repris, quitte à les refondre ou les actualiser, quelques comptes rendus d’ouvrages ou chroniques parus durant ces trois dernières années.  

Bonne lecture.

landfill-879437_640Photo PIXABAY

POST-BLOG 2

Dans l’«Histoire de la merde » que nous conte Dominique Laporte, la ville a toute sa part : si la campagne nourrit la ville, celle-ci en contrepartie produit du déchet, à charge pour le citadin de le recycler… sur le modèle de la nature.

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EN GUISE D’EPILOGUE : L’urbanité, essence de la ville – La ville, métaphore du cosmos

EPILOGUE DELIBEREMENT DEBRIDE

Ile des Pins (Nouvelle Calédonie)
Ile des Pins (Nouvelle Calédonie)
Statue du Sacré Cœur, don de l’héritage culturel caldoche, entourée de totems kanak. On remarquera que le totem du premier plan tire la langue. Ce que l’on pourrait prendre pour une insolence si la langue n’était pour les Kanak le symbole de la parole dans une culture de tradition orale. Illustration des malentendus que l’hybridation des cultures peut provoquer et que des interprètes malintentionnés peuvent exploiter.

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Il n’y a pas plus à opposer la ville à la campagne que la culture à la nature. Mais si ville et campagne participent aujourd’hui de la même culture, la nature ne doit pas en payer le prix. En outre, à trop s’étaler, se diluer, la ville risque de perdre en urbanité ce qu’elle gagne en urbanisation, et, à trop s’urbaniser, se couper de ses racines identitaires et de sa relation ancestrale au cosmos.

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POUR CONCLURE : Le plaidoyer « Pour la ville » de Guy Burgel

Une utopie métropolitaine (1914) d'Antonio Sant'Elia, architecte italien
Une utopie métropolitaine (1914) d’Antonio Sant’Elia, architecte italien
    Image Wikipedia

Quand Guy Burgel, amoureux de la ville n’hésitant pas à se colleter avec les urbaphobes de tout poil, jette les fondements d’un « espoir de ville », non sans avoir au préalable analysé les raisons du désenchantement qui a suivi l’euphorie des « trente glorieuses ».

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LES GRANDS ENSEMBLES CONFRONTES A LE CORBUSIER D’APRES « MANIERE DE PENSER L’URBANISME »

Chères lectrices, chers lecteurs

Nous avions consacré notre article du 12 février dernier à la figure de l’étranger à travers la parabole évangélique du bon Samaritain et Georg Simmel. Alors qu’il ne s’écoule plus guère de jours sans qu’on nous annonce la fin tragique de migrants cherchant à fuir la misère, les catastrophes d’origine climatique ou le terrorisme d’Etat, les quelques réflexions que nous avions alors esquissées sont plus que jamais à l’ordre du jour. Nous étions toutefois passé à côté d’une autre parabole évangélique, pas moins édifiante que celle de Luc, celle de Jean relatant la rencontre du Christ avec la Samaritaine, combien plus scandaleuse. Son importance nous a été révélée par un penseur aujourd’hui  disparu qu’on ne saurait ignorer tant il bouscule nos préjugés : Michel de Certeau, auteur de L’étranger ou l’union dans la différence. 

Ce fut pour nous l’occasion d’apporter un complément à notre article faisant ressortir ce qui peut relier, par delà leurs différences, des auteurs comme Simmel, Illich et Certeau.

Lien : Intermède hivernal – Les immigrés, les bien-pensants et le bon Samaritain (12 février 2015).

Le Corbusier : plan Voisin de reconstruction de Paris, 1925 (photo Army-Arch/Flicker)
Xavier-Arsène Henry : ZUP de Nîmes-Pissevin, Valdegour (photo Vpe/Wikipedia)
                                                                                                  

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XX – RETOUR A L’ECOLOGIE URBAINE, OU LA VILLE AU DEFI DU DEVELOPPEMENT DURABLE – 2) La renaissance de l’écologie urbaine sous la bannière du développement durable

Chères lectrices, chers lecteurs

A l’occasion de la rédaction de cet article, j’ai repris et entièrement refondu, celui que j’avais écrit le 13 juin 2013, à partir du recueil de textes L’école de Chicago : naissance de l’écologie urbaine, présenté par Yves Grafmeyer et Isaac Joseph, article intitulé : L’écologie urbaine de l’Ecole de Chicago : la ville comme distribution – naturelle – des communautés humaines dans l’espace. 

Le compte rendu des textes emblématiques de l’école de Chicago a été complété pour faire mieux ressortir les convergences et différences entre les différents auteurs ainsi que l’écho qu’ils ne manquent pas de nous renvoyer encore aujourd’hui comme en témoigne les comptes rendus de cette série consacrée à l’écologie urbaine dont le glissement de sens constitue un déplacement des priorités qui ne doit pas nous faire oublier l’apport des pionniers de la sociologie urbaine à la réflexion sur les dynamiques de la ville.

Lien : http://urbainserre.blog.lemonde.fr/2013/06/13/sur-le-terrain-meme-de-la-ville-le-courant-empirique-i/

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XX – Retour à l’écologie urbaine, ou la ville au défi du développement durable

Eco-quartier Vauban à Freiburg en Allemagne / Photo Claire 7373 / Wikipedia the free Encyclopedia
Eco-quartier Vauban à Freiburg en Allemagne / Photo Claire 7373 / Wikipedia the free Encyclopedia

2) La renaissance de l’écologie urbaine sous la bannière du développement durable

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INTERMEDE PASCAL : Formes de la vie, formes de la ville

Chères lectrices, chers lecteurs

Les sciences humaines ne sont peut-être pas d’un grand secours pour améliorer la vie du citadin, mais, s’il n’y a de réalité que construite par l’esprit humain, alors la littérature peut tout ou presque. Pourtant, de même que, selon Proust, préfacier de  Sésame et les lys de John Ruskin, « la lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas », la littérature de l’urbanité reste sur le seuil de la vie urbaine. 

Plan retravaillé du village bororo de Kejara établi par Lévi-Strauss / Image Adrien Brugerolle / Wikimedia Commons
Plan retravaillé du village bororo de Kejara établi par Lévi-Strauss / Image Adrien Brugerolle / Wikimedia Commons

Projet pour la ville nouvelle de Chaux autour de la saline d'Arc-et-Senans / Photo Justelipse / Wikipédia
Projet pour la ville nouvelle de Chaux autour de la saline d’Arc-et-Senans / Photo Justelipse / Wikipédia

 

Notre calendrier républicain ayant composé avec la tradition chrétienne, que vous soyez croyants ou agnostiques, il ne vous échappera pas que la publication de cet article, qui vient cavalièrement s’insérer dans la série consacrée à l’écologie et au développement durable, ait à voir avec Pâques, fête de la résurrection. Car c’est bien ce thème qui est développé en filigrane dans le texte ci-dessous : résurrection de la chair dans ces marges de la Cité dont les pierres ont été abandonnées par la vie.


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XIX – LA VILLE INTERPELLEE PAR LA MONDIALISATION : 7) De la « City of Quartz » à la décomposition urbaine en passant par un stade délirant du capitalisme immobilier avec Mike Davis

Meilleurs vœux chères lectrices, chers lecteurs.

En ces temps lourds de menaces, nous n’aurons jamais trop d’urbanité pour les affronter. Et si la nature, parcimonieuse, ne nous en a pas suffisamment pourvu, soyons bien sûr qu’il n’est jamais trop tard pour en compenser le manque. 

20150107_195535 7 janvier 2015 : remplace une vue de Dubaï prise du golfe Arabo-Persique.

 (Je précise à l’intention du lecteur que les voeux exprimés ci-dessus l’ont été avant la tragique journée, le 4 janvier)
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RETOUR A VIRILIO : destin de l’espace dans la société postindustrielle

Lorsque la situation paraît bloquée, que la politique suivie patine, bégaye – comme la politique de la ville depuis quelques dizaines d’années – il peut être tentant de prendre des chemins de traverse dans l’espoir, qu’à un tournant, l’horizon se dégage suffisamment pour permettre de se poser et que, le scrutant, l’on finisse par discerner quelques voies déjà tracées par d’autres, mais non encore explorées. C’est à quoi, modestement tant le sujet recèle d’embuches, s’essaye le texte qui suit, inspiré de lectures plurielles à la croisée de la philosophie et des sciences humaines : rendre compte, d’une part, des impasses où nous conduisent nos tendances les plus spontanées, parce que conformes à nos intérêts immédiats, et des blocages auxquels les plus fécondes – qui sont aussi le plus souvent à contre-courant – au contraire se heurtent ; chercher, d’autre part, derrière les mots – « rénovation urbaine », « renouvellement urbain » par exemple − à les anticiper pour mieux les départager.

Dans un temps où, comme le relève dans Le Monde daté des 14 et 15 septembre Sylvia Zappi[1], la banlieue, après avoir espéré en un changement de cap se sent abandonnée, mettant ses derniers espoirs dans la création d’une coordination citoyenne dénommée « Pas sans nous », il est urgent de rechercher des pistes sur la base desquelles renouer le dialogue et redonner confiance. A trop désespérer du politique, la tentation du terrorisme gagne du terrain. C’est en misant sur les capacités d’adaptation de l’homme et en prenant en compte ses aspirations, et non en manipulant, que l’on pourra espérer refonder la société en ses territoires sur un principe de solidarité, incontournable si on veut réintégrer les périphéries ou, selon le beau titre du blog de Sylvia Zappi, remettre « la banlieue au centre » : moins la recentrer géographiquement que politiquement pour combler le vide politique propice au développement des phantasmes extrêmes. Mais il serait encore nécessaire de créer les conditions favorables à l’émergence de collectifs comme « Pas sans nous » à même de « repolitiser » les problèmes, les situer au bon niveau : celui où ils sont susceptibles de trouver des solutions ; de consentir les moyens financiers et organisationnels à la hauteur des besoins ; de se donner, enfin, plus de souplesse en s’efforçant d’alléger la réglementation et simplifier les procédures (le social est d’autant plus verrouillé par les règlements que l’économie est plus dérégulée). Ce sont les cadres trop rigides de l’action qu’il faut desserrer pour libérer les initiatives à même de surmonter les clivages idéologiques, sociaux et politiques.

Puisse cela ne pas être en vain, être suivi d’effets, tant les fractures territoriales menacent la cohésion sociale.

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[1] Article titré : En Banlieue, la colère contre la « trahison » de Hollande.

5061claude_parentArchitecture oblique de Claude Parent : projet présenté à la biennale de Venise de 1970 / Google Image / Naturallyjo Exactitude
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