RETRO (2) : Variations sur le thème de l’espace commun à partir de trois textes de Claude Lévi-Strauss

AVERTISSEMENT

Ce texte ayant été écrit par à-coups au fil de lectures diverses venues le nourrir, objet de notes de bas de page, le lecteur voudra bien m’excuser, en cette veille de vacances de n’avoir pas eu le courage de le refondre. D’autant moins que je ne m’interdis pas, comme pour l’ensemble des articles de ce blog, de revenir à l’occasion dessus au gré de mes pérégrinations livresques.

 
320px-A_Last_day_of_Hajj_-_all_pilgrims_leaving_Mina,_many_already_in_Mecca_for_farewell_circumambulation_of_Kaaba_-_Flickr_-_Al_Jazeera_EnglishDernier jour du Hajj autour de la Kaaba à La Mecque / Photo Omar Chatriwala of Al  Jazeera English / Wikimedia Commons
 
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XIX – LA VILLE INTERPELLEE PAR LA MONDIALISATION — 2) Par-delà toute démarche disciplinaire : « La condition urbaine » dans « La ville des flux » vue par Olivier Mongin

Quelles que soient ses limites, compte tenu des évolutions intervenues depuis les années 60, le livre de Jane Jacobs fut un des premiers, à avoir remis en cause l’urbanisme fonctionnaliste du Mouvement moderne pour lui substituer un urbanisme fondé sur la mixité des fonctions et la diversité. Si l’accent était d’autre part mis sur l’influence de la forme des villes sur les comportements, ce n’était plus pour les plier à une forme a priori décrétée par les architectes-urbanistes, mais pour concevoir un urbanisme à la mesure de l’homme en partant des réalités. La rupture sur ce plan était nette et le post-modernisme entre autres mouvements allait se précipiter dans la brèche à partir de la fin des années 60. Las, si l’héritage garde toute sa pertinence, la ville des flux n’a cessé depuis d’étendre ses méandres, posant de redoutables problèmes aux urbanistes en charge – entre deux millénaires − de maîtriser le phénomène de métropolisation pour sauvegarder une diversité menacée par la  mondialisation.

FavellaRio de Janeiro : favela de Rocinha / Photo AReinstein /MetamorFoseAmBULAnte / Wikimedia Commons

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XVIII – D’UN GHETTO L’AUTRE — 1) Les ghettos du Gotha de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Chers lecteurs

Il n’y a pas de genre mineur en littérature, surtout quand c’est la ville qui en est le sujet ou même simplement le thème en fond de plan. La bande dessinée présente cet avantage sur le texte littéraire de combiner l’image et l’écrit, l’un s’appuyant réciproquement sur l’autre dans le cadre d’un scénario dont l’expression se trouve ainsi redoublée. Ce qui, concernant la ville, peut constituer un plus pour rendre une atmosphère ou une ambiance urbaine. A fortiori lorsque la ville, loin d’être réduite au décor de l’action, intervient comme un acteur à part entière. La littérature enfantine ne doit pas être en reste. Elle n’intéresse pas que les enfants auxquels elle est censée être destinée. A travers eux c’est bien souvent le monde des adultes qui est mis en question, et qu’elle vise donc indirectement. C’est que, inévitablement, l’auteur d’un livre pour enfants se projette dans la narration d’un récit qui s’appuie sur l’image – propriété qu’il partage avec la bande dessinée sous une autre disposition graphique.     

Avant de quitter la littérature et la philosophie pour revenir à des sujets brulants d’actualité, un rapide retour en arrière vous permettra de prendre connaissance de deux notes sur Les Cités obscures de Schuiten et Peeters, mises en correspondance avec Les Villes invisibles d’Italo Calvino, d’une part, sur Babar bâtisseur, d’autre part. Vous les trouverez en introduction au chapitre XVI sur La littérature de l’espace et de la ville 1) « Dans la Jungle des villes » de Bertolt Brecht (notes 5 et 6). 

 

3752674607_716cdfac3d_nNouvelle Ecosse – Canada : Photo Ann Baekken (Flickr) http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr

 1)      Les ghettos du Gotha de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot 

 
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XIV – DE LA SIGNIFICATION DE L’ARCHITECTURE A LA SEMIOLOGIE URBAINE

Si la démarche d’Abraham Moles et d’Elisabeth Rohmer sur l’espace est bien interdisciplinaire, elle n’en est pas moins, comme le démontre le titre même de leur livre, à dominante psychosociologique. Celle d’Alexander Mitscherlich tout en étant ouverte à la sociologie, relève prioritairement de la psychanalyse et de ses prolongements psychosomatiques. D’où l’intérêt de revenir, même si elles ont perdu de leur actualité, sur les tentatives de dépasser ce qui constitue encore un cloisonnement, même atténué, et de chercher à appréhender l’espace de la ville à un autre niveau, au cœur de l’humain : le langage, compris tantôt en tant que système de signes, tantôt en tant que véhicule du sens.

Carte de Palmanova , Italie (1600) / Photo : Wikipédia l’encyclopédie libre

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XIII – UNE PSYCHOSOCIOLOGIE DE L’ESPACE — 3) « Psychanalyse et urbanisme – Réponse aux planificateurs » d’Alexander Mitscherlich (1965)

Si la psychosociologie produit des analyses pertinentes sur les relations de l’homme à son environnement de proximité, elle n’apporte guère d’explication « en profondeur » des mécanismes psychiques sous-jacents et des causes des inadaptations dont elle fait le constat. C’est à la psychanalyse que devait revenir de proposer des éléments de réponses, le mérite d’Alexander Mitscherlich ayant été de le faire tout en intégrant les apports de la psychologie sociale.

Francfort sur le Main, Land de Hesse, Allemagne / Photo : Patrick Nouhailler / Flickr http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr

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